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Le Parrain de l'édition 2010 est : Julien Sprunger |
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« Mais moi aussi j’ai été petit et j’ai rêvé » Un tournoi, c’est l’occasion de se produire devant du monde, de se sentir une attraction. Cette sensation, Julien Sprunger l’a vécue jadis lui aussi comme petit enfant. Il l’éprouve toujours aujourd’hui, mais en tant qu’adulte, au sein de l’équipe de Ligue A du HC Fribourg-Gottéron. Il a ainsi passé du rêve à la réalité. En acceptant de parrainer ce 16e Mémorial Jean Tinguely, c’est cela qu’il tient à transmettre à tous ceux qui grifferont la glace marlinoise. Né le 4 janvier 1986, d’où le port du numéro 86 sur son chandail, Julien Sprunger est l’archétype du hockeyeur fribourgeois qui a su forger son chemin dans son propre jardin. « Je ne me sens pas différent de ces piccolos et moskitos. J’ai juste quelques années de plus. Certes, d’aucuns veulent imiter mes gestes, mes feintes, voire la manière de célébrer les buts Je ne les retiens pas. Au contraire. J’ai plaisir à me mélanger à eux, à les leur apprendre quand le temps m’en laisse le loisir. Je suis donc fier qu’on ait pensé à moi pour être le parrain de cette joute. Si je suis conscient que je peux en faire rêver, mon rêve est que plusieurs d’entre eux puissent suivre mon parcours et en faire plus tard rêver d’autres à leur tour ». Issu d’une famille au sein de laquelle le hockey occupe une place de choix aux côtés du tir et du football, Julien Sprunger condamne les déviances que le sport engendre parfois. « On ne doit pas l’oublier. Des yeux nous observent. Les jeunes cherchent à nous copier. On doit être des exemples, montrer du plaisir dans ce qu’on présente, dégager une joie communicative et respecter les règles et les hommes qui nous régissent». Julien Sprunger appartient effectivement à cette race de joueurs qu’on peut admirer sans songer à devoir mettre le carré blanc. Svelte, pétri de technique, sachant s’appuyer sur ses coéquipiers et sur un patinage affiné, Julien Sprunger est l’un des derniers actuels et plus beaux fleurons de l’école fribourgeoise. C’est ainsi un honneur de compter sur lui en tant que parrain. Nul doute qu’il sera gagné par l’émotion quand, au milieu de ceux qui le regarderont avec des yeux gros comme ça, il se remémorera que lui aussi a passé par là en étant en extase devant le duo Bykov-Khomutov qui a baigné son enfance. Son image n’en sera alors que plus grandie. « Au fait, quel que soit le sport pratiqué et partant qu’un enfant aime s’amuser, on ne doit pas lui enlever ce plaisir. Il y a uniquement des limites et du respect à lui inculquer ». Puissent ces propos de Julien Sprunger trouver échos.
Jean Ansermet
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