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Tristan Scherwey, parrain du Mémorial 2011 |
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« J’ai conservé en moi un coin de Marly » Pour un hockeyeur fribourgeois, le Mémorial Jean Tinguely est un passage obligé. « On ne peut pas l’oublier. Je revois ce match perdu contre SenSee et cette déception qui m’a envahi » se rappelle comme si c’était hier Tristan Scherwey. On peut effectivement dire hier. Né le 7 mai 1991, l’actuel détenteur du chandail numéro 10 du CP Berne, club phare du championnat suisse de Ligue A, a fait du chemin depuis le temps où il a griffé la glace marlinoise avec les juniors de Gottéron. Et le meilleur est sans doute encore devant lui. Du monde des enfants au monde des adultes ou du hockey formation au hockey compétition, le pas est souvent vite franchi. Le visage d’ange de Tristan Scherwey reposant sur un corps d’athlète est là pour nous le rappeler. Il ne faut ainsi pas se gêner de profiter de certains moments présents. C’est l’un des messages distillés par Tristan Scherwey aux participants de cette 17e édition du Mémorial Jean Tinguely. « Je suis heureux de me replonger dans cette ambiance. Ne serait-ce que pour ça, je suis fier d’avoir été choisi pour parrainer cette joute. Voire des enfants s’émerveiller et ouvrir des yeux gros comme des pucks devant des joueurs qu’ils ne voient autrement qu’à la télévision ou de loin, je l’ai vécu. Si je peux à mon tour entretenir leurs rêves et les encourager, je suis comblé ». Du reste, Tristan Scherwey ne cache pas qu’il conserve dans son cœur une place réservée à Marly. « J’y ai habité, je m’y suis plu et j’y ai des amis. ». Des potes, il en possède aussi à Gottéron où il a beaucoup appris sous la direction de Ruedi Raemy et où il a évolué avant de rejoindre Berne. « Si Fribourg-Gottéron reste mon club de cœur et que son public me donne toujours la chair de poule, je suis redevable au CP Berne de m’avoir permis de concilier idéalement études et passion et de m’avoir ouvert les portes de son équipe fanion et de la Ligue A. Certes, je suis encore un novice à ce stade. C’est pourquoi, à l’instar des ces petits hockeyeurs, je rêve toujours ». Pour parvenir à son niveau, il faut travailler dur et ne pas avoir peur de faire des sacrifices. Partant que le hockey est un sport d’équipe, Tristan Scherwey apprécie le contact des coéquipiers et du staff. « C’est comme une famille. Pour grandir, il faut savoir écouter, pouvoir s’appuyer sur les autres et réciproquement. C’est ainsi que l’on progresse individuellement et collectivement ». En effet, la force d’une personne se produisant dans un sport d’équipe est d’être au service d’autrui tout en sachant tirer son épingle du jeu à bon escient. Puisse ce message être compris et surtout mis en pratique tout au long du présent tournoi. Jean Ansermet
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